La brucellose

 

La Brucellose est une maladie infectieuse et contagieuse, transmissible à l’homme et à de nombreuses espèces animales, due essentiellement à Brucella suis. Il existe 5 biovars de Brucella suis dont les 1,2 et 3 infectent le porc. Les porcs peuvent aussi être infectés par B. abortus ou B. melitensis.

Pathogénie

Les germes se localisent dans les nœuds lymphatiques, les organes génitaux, les mamelles et les articulations.
Un grand nombre de porcs infectés guérissent spontanément au bout de quelques mois.
La localisation génitale chez le verrat est précoce et importante. Il excréte des brucelles dans la majorité des cas.
Chez les truies gravides les fœtus ne sont pas touchés en même temps et avec la même intensité. C’est pourquoi il peut naître des porcelets vivants et des morts nés.

Symptômes

On note surtout des avortements. Ils se produisent à n’importe quel stade de gestation. On note des retours en chaleur accompagnés régulièrement d’écoulements vaginaux.

Les portées de truies n’ayant pas avortées mais ayant subi l’infection sont réduites avec la présence de morts nés.

Chez le verrat on note une orchite et une épididymite. Dés que l‘on voit une orchite, on doit suspecter la brucellose si les signes cliniques l’évoquent (avortements)

L’orchite est caractérisé par la présence de multiples abcès miliaires présents également dans l’épididyme et la prostate.

Lors d’autopsie (que l’on doit pratiquer avec précaution à cause de la possible transmission à l’homme) on peut noter des lymphadénites (gros ganglions), des abcès sous cutanés, musculaire, rénaux ainsi que dans l’utérus.

Notons aussi la présence d’arthrites avec, dans certains cas, des paralysies postérieures consécutives à des abcès et/ou des lésions d’ostéomyélite.

Epidémiologie

La brucellose est très répandue en Amérique du nord, Amérique du sud et en Asie. Elle avait quasiment disparue de la France. Cependant une enquête récente montre que les sangliers de nos régions sont en grande partie porteurs du germe.

Dans un troupeau nouvellement infecté, le taux d’avortement peut atteindre 20 à 30% des truies et la maladie disparaît assez rapidement. Il reste un bruit de fond : des avortements sporadiques sont présents. Ils touchent plus particulièrement les cochettes.

Nous avons vu que les sangliers sont porteurs. Notons aussi l’importance du lièvre lors de transmission de Brucella suis. Les bovins, quant à eux, peuvent transmettre aux porcs Brucella abortus.

Pour se contaminer, il faut soit que les animaux ingèrent des produits d’avortement, du lait ou de l’urine contaminé. La transmission vénérienne est très importante dans la propagation de la maladie, un verrat malade saillissant plusieurs truies.

Diagnostic

La clinique peut nous faire penser à la brucellose lorsqu’il y a des avortements et des orchites. Mais la brucellose n’est pas la seule cause d’avortements et seul le laboratoire peut confirmer le diagnostic.

Pour cela, il est nécessaire de faire une bactériologie sur plusieurs avortons et leur placenta.

Il est ensuite utile de faire des sérologies : il faut attendre avant de les faire afin que les anticorps soient détectables. Ces anticorps sont tardifs (8 semaines) mais il nous arrive de les détecter à partir de 3 semaines.

Il faut réaliser deux tests différents que l’on nomme EAT et FC. Mais ces réactions ne sont pas spécifiques. Les porcs infectés par Yersinia enterolitica O9 peuvent fournir des sérologies positives à la brucellose.

 

La brucellose porcine n’est pas déclarée ‘’maladie réputée contagieuse’’ mais est soumise à déclaration obligatoire.

Nous tenons à rappeler que l’homme est sensible à la brucellose. Il faut faire attention. N’oubliez pas de mettre un gant de fouille lorsque vous fouillez vos truies par exemple.

La brucellose chez l’homme provoque de fortes fièvres et est très difficile à soigner. Les symptômes sont variables. Parlez en à votre médecin pour plus de renseignements.

Il n’y a pas de moyen de lutte contre la brucellose. Les antibiotiques sont très peu efficaces. Il faut pour s’en débarrasser envoyer tous les animaux à l’abattoir et repeupler après désinfection. En élevage plein air, il est conseillé de changer de parc.

Bien clôturer son parc reste le meilleur moyen de se protéger. Une règlement à ce sujet est à l’étude.

 

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